Nouveautés

  • Sensible et observatrice, la poète convoque les phénomènes de la nature pour mieux explorer la déception amoureuse et les embarras douloureux de nos incapacités humaines. Anthropologue solitaire, elle invente une mythologie de l'amour qui réunit sous une même peau le détestable et le lumineux.

    Les nuages déferlent sur la ville comme une horde de bœufs écumants, écrasant les couleurs, dévastant les ombres. Le souffle froid des bêtes fait trembler les cimes et osciller les charpentes. La nuit deviendra bientôt le seul endroit où se tapir.

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  • À l'origine du recueil, une résolution simple : écrire trois poèmes par semaine. Mais ce qui ne devait être qu'un exercice a mené à la découverte d'une intériorité engloutie et d'un souffle poétique qui s'efforçait de refaire surface. La vie en apnée est le produit d'un travail de sélection et de réappropriation d'une centaine de textes parmi les quelque 160 produits durant un long voyage. Des rivages heureux du souvenir amoureux aux abysses dévastés du deuil, la lente descente était aussi promesse de remontée.

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  • En 2005, Michel Brault a accordé une longue série d'entretiens au cinéaste Gilles Noël. Dans cette conversation vive et complice, il revient sur les grands films et les grands moments d'une carrière sans équivalent. Les raquetteurs, La lutte, Pour la suite du monde, Les ordres… la contribution multiforme de cet homme discret au patrimoine cinématographique brille dans un ouvrage illustré de plus de 250 plans, documents et photographies de tournage. Tout ce qu'il faut savoir sur l'oeuvre, les influences et les idées de celui qui a introduit avec quelques complices le « cheval de Troie de l'esthétique » à l'ONF, a révolutionné le tournage avec l'invention du cinéma direct, et s'est soucié tout autant, au fil d'une magistrale filmographie, de donner la parole aux gens que de dompter la lumière.

    « On était des citadins pour la plupart. Mais moi, quand je suis sorti de la ville et que je suis allé à l'Isle-aux-Coudres, j'ai découvert tout un univers. Qu'est-ce que j'avais envie de faire, comme cinéaste ? Filmer ce qui fait que les gens, là-bas, sont grands, et le montrer à mes compatriotes de la ville ! C'est ça qui a été ma dynamique, qui m'a enthousiasmé, qui m'a poussé à transformer les caméras pour capter les gestes et les paroles des gens. »
    Michel Brault (1928-2013)

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